Remparts de Bruges

De Bruges, la plupart des visiteurs découvrent la ville moyenâgeuse située à l’intérieur de l’enceinte naturelle constituée par les canaux qui encerclent la cité. Et le long des canaux qui ceinturent la ville historique se trouve une balade verdoyante que les locaux appellent les remparts de Bruges (Brugse Vesten).

Dans les siècles passés et depuis le 13ème siècle, cette muraille naturelle (qui n’est pas entièrement naturelle d’ailleurs – les canaux furent organisés à partir des rivières passant à proximité) servait effectivement de protection contre les dangers de l’extérieur : attaques de pirates venues de la mer au Nord, razzia des français mais aussi épidémies et autres fléaux que l’on rencontrait alors. Et l’avantage d’être encerclé par l’eau c’est aussi de pouvoir contrôler qui entre et qui sort et de toucher au passage un droit de douane.

À son apogée, les anciennes murailles de la ville faisaient presque 7km de long. Un rempart de terre (progressivement renforcé par des portions en pierre) doublé de deux douves rendait l’accès difficile à la ville. Neuf portes permettaient d’entrer dans Bruges.

Transformation des remparts de Bruges

Transformés au milieu du 19ème siècle, les remparts de Bruges n’avaient plus d’utilité (ni pour l’octroi – l’impôt sur les marchandises fût abolit en 1860) ni pour lutter contre les menaces extérieures (les remparts étaient technologiquement dépassés) et n’avaient pas beaucoup évolué depuis le moyen-âge.

Le travail de quelques architectes paysagistes visionnaires (Hubert Van Hulle et Egidius Rosseels venant respectivement de Gand et de Louvain) a permis de faire émerger une ceinture verte de 8 kilomètres (tout dépend les chemins empruntés) et 26 hectares de verdure. Plus de 3300 arbres ont été planté. Les travaux durèrent 50 ans.

Bruges n’a donc pas construit de boulevard périphérique comme beaucoup d’autres ville qui furent dans le même cas de figure. Seules quatre portes et deux moulins (sur la trentaine existants – par la suite, deux furent ré-implantés) furent conservés et les remparts que les brugeois avaient appris à fréquenter pour leurs balades furent remplacés par des parcours plus large et plus agréables.

Les architectes ne firent cependant pas table rase des remparts. C’est pourquoi, on trouve différents monticules qui parsèment la balade : plutôt que de déplacer des tonnes de remblais, les concepteurs des nouveaux remparts de Bruges les utilisèrent pour créer des points de vues.

Les remparts de Bruges au présent

Les remparts de Bruges sont donc une balade verdoyante qui fait presque entièrement le tour de la ville. Chemins piétons et cyclistes, grandes pelouses fleuries ou permettant de pratiquer le sport, arbres centenaires ainsi que portes médiévales, ponts et passerelles ponctuent le parcours.

Quatre moulins se trouvent répartis tout au long de la balade, une ancienne tour fortifiée, deux château d’eau désormais obsolètes et différentes écluses complètent l’ensemble qui joue un rôle de tampon et de poumon vert entre le centre protégé et le reste de la ville (moderne et plus bruyant).

Les arbres centenaires sont nombreux et les espèces sont aussi bien classiques qu’exotique.

Se balader aux remparts de Bruges

Pour découvrir les remparts de Bruges, l’idéal est de commencer depuis le parc du Minnewater. Il faut bien compter entre 1h et 3h pour faire le tour. Accessible à tous, les larges chemins ne poseront pas de problème aux usagers. Il convient néanmoins de faire attention aux vélos et aux joggeurs qui apprécient eux-aussi les lieux. Des bancs, plusieurs fontaines d’eau potable et de l’ombre ponctuent le trajet. Le dénivelé est de moins de 15m entre le point le plus bas et le point le plus haut du parcours. À noter que certaines courtes portions ne sont pas agréables (franchissement de routes).

Photo : Eduard Marmet





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