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Bruges, la ville et son économie

Renforcée par le tourisme et les activités maritime, la ville belge de Bruges est aujourd’hui une ville incontournable de Belgique pour certaines activités économiques.

L’économie à Bruges au fil du temps

Dès le 8ème siècle les habitants de Bruges et des villages alentours mettent en oeuvre d’importants travaux pour se prémunir des assauts de la mer. Les polders tout proches et l’altitude très basse impose de se protéger contre les éléments. Par la suite, une jetée est construite afin de commercer avec l’Angleterre et le bras de mer qui remonte dans les terres jusqu’à Bruges (le Zwin) offre d’intéressantes possibilités pour les marchands, grossistes et autres négociants.

Dès le 13ème siècle, les marchands constitués en solides guildes bataillent pour faciliter le commerce. Avec plus de 15 comptoirs étrangers en prise direct avec la ruche que constitue alors Bruges, la cité devient une place majeure en Europe (et dans le monde) pour le commerce.  C’est alors l’apogée au 15ème siècle pour la ville de Bruges. Pour anecdote le mot « bourse » provient de la taverne d’un M. Van den Beurse qui facilitait les échanges entre monnaies sous son toit.

Les choses se gâtent lorsque les pays étrangers décident de boycotter la ville pour raisons politiques et pratiques (le Zwin devient difficilement navigable à cause de l’ensablement). Bruges touche le fond à la fin de la renaissance et prend le nom de « Bruges-la-Morte ».

Avec le Congo comme colonie, la Belgique rentre de plein pied dans l’ère coloniale et pose les fondations de son développement industriel. Piloté par la bourgeoisie parlant français, l’essor du pays laisse de côté les plus pauvres.

Ce n’est qu’au 20ème siècle que renaît Bruges avec l’édification de Zeebrugge, port méthanier, de pêche et passerelle vers l’Angleterre que la mer et les canaux sourient de nouveau à la ville. Le patrimoine historique est valorisé et tourné vers le tourisme.

L’économie de Bruges aujourd’hui

Bruges intra-muros vit du tourisme mais pas seulement. Hôteliers, restaurateurs, visites touristiques et activités de loisirs sont des activités économiques visibles (6000 emplois) mais le commerce, l’éducation et la santé sont fortement présents. Les activités industrielles et de services (mécatronique, informatique) sont toujours présentes mais se situent plus généralement en dehors des remparts de la cité historique. 30000 personnes travaillent dans le secteur tertiaire et autant dans le secteur quaternaire.

Placée derrière les villes de Flandres d’Anvers, Gand et Louvain, Bruges est au pied du podium en ce qui concerne le nombre d’emploi (75000 en 2016). Beaucoup d’habitants travaillent dans Bruges même et la part de navetteurs est une des plus faibles du pays. Le taux de chômage est faible (6%).

Aujourd’hui la Belgique fait partie des trente pays les plus riches du monde et son indicateur de développement humain le place dans le top 10. Très peuplé et exportant beaucoup, la Belgique a la chance d’être géographiquement au cœur de l’Europe (Entre l’Allemagne, la France et le Royaume Uni) et de disposer de travailleurs productifs et de bon niveau. La Flandre dont Bruges fait partie est la région la plus riche du pays (Bruxelles mis à part) et présentant un taux de chômage très faible ( 5% pour Bruges).

Bruges et l’économie touristique

Le tourisme est omniprésent à Bruges. Plus de 7 millions de touristes s’y pressent chaque année pour environ 2 millions de nuitées. Les décideurs locaux ont mis en place des règles afin de lutter contre le sur-tourisme.

Le port de Zeebrugge

Quelques kilomètres au Nord de la ville de Bruges, le port de Zeebrugge est incontournable dans le paysage maritime européen (premier port mondial pour l’import/export de voiture, premier port européen pour le Gaz liquide et les bateaux rouliers). C’est aussi le premier employeur de la ville avec plus de 300 entreprises et 20000 emplois directs et indirects.

Le port se visite et permet de découvrir comment fonctionne cette fourmilière unique en Europe qui est capable de charger/décharger plus de 3500 camions tous les jours.