Franc de Bruges

Le palais du « Franc de Bruges » (Brugse Vrije en néerlandais) était le lieu à partir duquel la campagne de Bruges et de ses alentours était administrée : la châtellenie. Ce terme peu utilisée aujourd’hui désignait au moyen-âge, un découpage administratif. il s’agissait de s’occuper des questions militaires, financières, administratives et agricoles au niveau ultra-local.

Le Franc de Bruges désigne à la fois la fonction administrative et le lieu ou siégait cette fonction.

Le Franc de Bruges : la fonction administrative

Le Franc de Bruges, créé vers l’an 1000 s’étendait alors de la mer du Nord à la rivière Yser en passant par l’Escaut occidental jusqu’à Terneuzen. La châtellenie de Bruges était la plus grande de Flandres. Assez rapidement (en 1127), Bruges et le Franc de Bruges se séparent : ce ne sont plus les mêmes règles (on les appelle coutumes) qui s’appliquent alors entre la campagne alentours et la ville de Bruges.

Depuis 1386, le Franc de Bruges siège aux assemblées des États de Flandres et fait partie des Quatre Membre de Flandres à côté de Bruges, Ypres et Gand. Tous ensemble, les représentants se réunissaient plusieurs fois par mois et travaillaient à l’avenir du comté de Flandre. Leur influence était importante.

D’abord dirigé par un chef militaire (le burgrave) qui représentait le comte de Flandres, le Franc de Bruges est ensuite géré par un bailli (équivalent du préfet de nos jours) à partir du 12ème siècle.

Le Franc de Bruges : les lieux

Classé comme monument historique depuis 1938, le bâtiment fût utilisé pour la justice jusqu’à la fin des années 1980.

D’abord installé sur le Burg comme beaucoup d’autres fonctions administratives, le Franc de Bruges déménage au 15ème siècle des abord du Steen (le château comtal) vers sa localisation actuelle. Le Franc de Bruges occupa depuis lors les bâtiments vides des anciens tribunaux des comtes de Bourgogne.

Au fil des ans, s’y ajoute une chambre de retraite, un tribunal d’échevins, une galerie avec de grandes arches et une cour de justice sous la direction de l’architecte Jan van de Poele. Encore plus tard en 1664, une chambre dédiée aux orphelins et une chapelle complètent l’ensemble. La façade du côté du canal vert datent de cette époque.

Enfin, la partie du bâtiment visible depuis le Burg fait suite à une extension et à une reconstruction commencée en 1722 par Jan Verkruys qui donna le style néo-classique au bâtiment tel qu’on le voit aujourd’hui.

Comme le bâtiment a été construit sur plusieurs siècles, on voit clairement les différences de style que l’on se place côté Burg ou côté canal. Et c’est sans hésiter la façade côté Burg qui récoltera le plus d’admiration et de photos : les pignons à volutes, les belles couleurs beige et or, la symétrie de la partie haute de l’édifice… dommage que les lieux soient aussi enserrés au milieu des autres bâtiments.

Le Franc de Bruges aujourd’hui

Le bâtiment conserve désormais les archives de la ville et se visite. La monumentale cheminée d’apparat de Charles Quint, faite de marbre noir, d’albatre et chêne est l’oeuvre de Lancelot Blondeel, peintre et architecte. Commandée en 1528 par les magistrats de Bruges, elle sera livrée 3 ans plus tard.

INFORMATIONS PRATIQUES

  • Adresse : Burg 11a, Brugge
  • Plus d’informations : +32 50 44 87 43
  • Horaires d’ouverture : de 9h30 à 17h00
  • Tarifs : 6 euros

Photo : Dimitris Kamaras





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